LA PRESQU'ILE
BULLETIN MUNICIPAL D'INFORMATION Sécurité
N° 8 - Juillet 99

LA DÉLINQUANCE


Les Fourasins étaient en droit de penser que notre calme bourgade ne connaîtrait jamais les débordements des "banlieues".

Désenchantement, car hélas, le mal est arrivé jusqu'à nous. Oh ! bien sûr, rien à voir avec ce qui existe ailleurs. Mais face à une délinquance juvénile qui ne cesse de croître et qui se "rajeunit", il est temps, grand temps que tous ensemble nous réagissions. Fouras n'échappe, malheureusement pas, à cette attitude de quelques jeunes qui cassent pour le seul plaisir de casser.

Trop souvent, les principaux responsables sont les parents qui se désintéressent du comportement de leurs enfants.

Certaines réactions parentales laissent pantois lorsqu'on apprend que des enfants de douze ans ne rentrent à leur domicile qu'aux environs de 3 ou 4 heures du matin, sans pour autant susciter l'inquiétude du père ou de la mère.

Les déviations de ces apprentis malfrats ont pour cause immédiate une absence totale d'éducation aggravée, et de quelle façon, par des libations incontrôlées de boissons alcoolisées.

Ce laxisme est à combattre et à condamner.

- Quelle joie ressent-on à saccager les floraisons qui égaient notre ville ?

- Quel plaisir éprouve-t-on à détériorer, jusqu'à les rendre inutilisables, les installations sanitaires publiques ?

- Quel agrément tire-t-on à crier la nuit à tue-tête, à faire ronfler au maximum les moteurs de mobylettes ou autres scooters ?

- Quelle satisfaction obtient-on à salir le choeur d'une église et d'y inscrire les pires insanités ?

- Quelle délectation ressent-on à dégrader le mobilier urbain, à uriner en pleine rue, à insulter les passants qui s'offusque de ces attitudes ou débordements ?

Ces incivilités, ces dégradations, cette délinquance doivent cesser. Le Conseil Municipal tient à réagir aussi sévèrement que la loi le lui permet. Déjà la gendarmerie a réagi promptement et efficacement ainsi que nos policiers municipaux.

Que ce texte serve d'élément de réflexion aux parents inconscients ou insouciants (nous n'osons pas dire complices).

Nos concitoyens sont informés que chaque délit fait l'objet de façon systématique d'une plainte auprès du Procureur de la République. Dès l'identification du ou des coupables, la ville se porte partie civile et réclame des dommages et intérêts élevés.


LES NOUVELLES COMPÉTENCES DES POLICIERS MUNICIPAUX


La loi prévoit, à travers une modification de l'article L. 2212-5 du Code général des collectivités territoriales, que les policiers municipaux sont chargés d'assurer l'exécution des arrêtés de police du Maire et de constater par procès-verbaux les contraventions aux dits arrêtés.

La loi prévoit également qu'ils doivent rendre compte immédiatement à tout Officier de Police Judiciaire de la Police Nationale ou de la Gendarmerie Nationale territorialement compétent de tous crimes, délits ou contraventions dont ils ont connaissance. Dans ce cadre, ils adressent sans délai leur rapport et procès-verbaux simultanément au Maire et, par l'intermédiaire des Officiers de Police Judiciaire, au Procureur de la République.

Enfin la loi prévoit qu'ils peuvent constater par procès-verbaux les contraventions aux dispositions du code de la route dont la liste est fixée par décret. Ainsi, les Policiers Municipaux peuvent contrôler le taux d'alcoolémie d'un conducteur.

Par ailleurs, la loi a prévu que les Agents de Police Municipale sont habilités à relever l'identité des contrevenants.