| LA PRESQU'ILE | |
| BULLETIN MUNICIPAL D'INFORMATION | L'invité de la Rédaction |
| N° 8 - Juillet 99 |
Jean-Louis LEONARD
Autre grand projet pour Fouras : le réensablement des plages.
Ce projet va aboutir en 2000 grâce à l'implication et à la détermination de M. Jean-Louis LÉONARD, notre invité :
"Depuis très longtemps, Fouras comme Châtelaillon-Plage, savent que leur économie passe par le tourisme.
Nos deux communes, longtemps concurrentes, ont compris que leur avenir ne les oppose plus, mais qu'au contraire, entre La Rochelle et Rochefort, elles représentent le plus fort potentiel d'attraction touristique avec leurs plages et une architecture balnéaire bien conservée.
Or, nos plages s'usent, et comme elles constituent notre principal outil, il faut non seulement les entretenir, mais aussi leur redonner une véritable dimension.
Dès 1987, conscient de cet enjeu, j'ai entrepris une démarche auprès des services de l'État pour essayer d'enrayer ce lent processus de recul.
Faute de trouver une réponse dynamique au niveau national, je me suis tourné vers les Hollandais, habitués à lutter contre la mer, au point qu'ils étaient même sollicités par les américains pour lutter contre les tempêtes du Golfe du Mexique.
C'est auprès d'eux que nous avons trouvé cet espoir de remplacer les rochers qui étaient la seule protection préconisée jusqu'alors, par du sable beaucoup plus apte à absorber l'énergie des vagues.
C'est ainsi qu'est née en France l'idée d'associer la protection de nos côtes à la création ou la rénovation de nos plages.
Pourtant, de l'idée à la réalisation, le chemin était long, car en France, le domaine public maritime appartient à l'État qui, comme chacun sait, est attaché à ses prérogatives.
C'est donc en 1988 qu'est né le premier projet de réensablement à Châtelaillon-Plage.
le passerai sur les péripéties et les embûches qu'a connu ce dossier. Les services de l'États dont le projet n'avait pas été retenu, ont imposé la règle absurde du code minier, qui consiste à faire payer une taxe sur tout mètre cube prélevé dans les fosses marines, comme si l'on revendait ce sable.
Le montant de l'opération était tel que Châtelaillon-Plage n'aurait jamais pu le réaliser sans l'aide énorme du Conseil Général et surtout de l'Europe.
Enfin, réalisé sur trois tranches pour un montant de 20 millions de francs, le projet a prouvé par son succès qu'il était temps de se rassembler pour mettre en valeur nos côtes.
C'est en 1995 que nous avons pu, Jean-Jacques ÉMELIEN, nouveau maire de Fouras et moi-même, faire admettre qu'il serait plus intelligent de prendre le sable là où il en y a trop, comme dans l'île d'Oléron, pour le mettre là où il en manque comme sur nos plages.
C'est ainsi qu'est né le Syndicat Intercommunal des Pertuis, destiné à réaliser ces opérations. Libéré du Code minier, trop rigide, et d'utilité publique, ce syndicat regroupe aujourd'hui, outre Fouras et Châtelaillon-Plage, cinq communes d'Oléron encombrées par le sable qui bouche leurs ports.
D'un côté, il nous manque quelques centaines de milliers de mètres cubes, de l'autre, il y en a des centaines de trop.
Entre les deux, il y en a bien sûr les difficultés techniques de pompage, de transfert, de dépôt sur les plages, donc de coût, mais il y a surtout des kilos d'études techniques, d'impact sur l'environnement et de justifications économiques à fournir aux financeurs.
C'est à ce prix que, ensemble, nous avons réussi l'opération de Châtelaillon-Plage, et que nous allons réussir l'opération formidable de réensablement de la plage nord et de la grande plage de Fouras.
Vous allez découvrir dans les pages qui suivent les aspects techniques de l'opération Fouras et ça paraît simple.
Pourtant, il faut savoir qu'un tel dossier demande des heures de travail aux élus et des sommes qu'aucune commune seule ne serait en mesure de financer. Grâce à l'appui dAndré TESSIER, alors conseiller général de Fouras, j'ai pu convaincre le Conseil Général de s'engager à nos côtés.
Grâce au travail de Jean-Jacques ÉMELIEN et de son équipe, nous avons pu engager cette démarche sur Fouras.
Grâce aux fonds européens, désormais habitués à nous suivre, nous allons pouvoir durablement entretenir et faire vivre nos plages.
Nous aurons, votre Maire et moi-même, l'occasion de vous présenter ce projet prévu pour l'an 2000, dès qu'il sera complètement 'ficelé". Mais d'ores et déjà, nhésitez pas à vous renseigner et à nous apporter toutes vos idées".
Très cordialement
Jean-Louis LÉONARD
Vice-Président du Conseil Général
Président du Syndicat des Pertuis