| LA PRESQU'ILE | |
| BULLETIN MUNICIPAL D'INFORMATION | Editorial du Maire |
| N° 8 - Juillet 99 |
"O temps, suspends ton vol..."
Ce vœu du poète Alphonse de LAMARTINE est une tentation redoutable pour ceux qui, s'estimant confortablement installés au moment présent, souhaitent que les choses n'évoluent plus.
Mais cela est du rêve ; le temps passe inexorablement et ceux qui se veulent immobiles se trouvent fatalement dépassés, balayés par ceux qui avancent.
C'est ainsi et nul n'y peut rien.
Cela est tout aussi vrai pour toute commune et notamment la nôtre. Une municipalité, quelle qu'elle soit, n'a le choix qu'entre l'immobilisme - là, je crois que nous, Fourasins, en avons eu une sévère expérience - et l'évolution. C'est un peu l'alternative entre la mort lente (souvenez-vous de la diminution de notre population depuis trente ans) et la marche en avant. Il serait tout à fait inconcevable de ne donner à nos concitoyens, et notamment aux jeunes, que la perspective d'une commune en déclin. Personnellement je ne cautionnerai jamais une telle attitude.
Ainsi, votre municipalité s'est engagée résolument dans la voie de l'avenir, mais pas pour n'importe quelle évolution, pour celle qui correspond à nos deux idées de base : le développement du caractère spécifique de notre commune et l'amélioration de la qualité.
Plus les projets sont vus à long terme, mieux ils sont adaptés et coordonnés et moins ils coûtent chers.
Voilà ce que, pour l'avenir de tous, nous nous attachons à mettre en place. Cela est vrai pour la rénovation du Front de Mer, la valorisation du Fort Vauban, l'urbanisation éventuelle dans le quartier de l'Espérance, etc... Travail au départ souvent ingrat, peu visible, donc peu valorisant, mais qui est une responsabilité essentielle des élus auxquels vous avez fait confiance et pour qui, suivant le dicton populaire, "gouverner c'est prévoir".
Ensuite, il appartient de profiter de ce contexte, de savoir oser, de vouloir travailler et réussir ensemble et non de rester frileusement les bras croisés. Cela est un sujet dont nous reparlerons.
Très bon été à toutes et à tous.
Jean-Jacques ÉMELIEN