Le Marais de l'Aubonnière

Le site du marais de l'Aubonnière qui longe l'estuaire de la Charente est bien protégé par la digue de la pointe de l'espérance.

Ces terres autrefois délaissées par la mer laissent entrevoir d'anciennes salines qui en font un lieu privilégié pour la nidation des oiseaux d'eau.

Les limons déposés par la Charente ainsi que la diversité des végétaux apportent une nourriture riche et variée aux échassiers et autres rapaces.

Chaque saison amène sa variété de migrateurs. C'est à l'automne que l'on peut rencontrer les oies bernaches, oies cravant ou élégantes avocettes. Quand à la fin de l'hiver ces espèces retournent vers le grand nord, d'autres, non moins prestigieuses, occupent nos marais. Ces visiteurs d'alors se nomment cygnes tuberculés, hérons cendrés ou pourprés, ou bien encore faucons crécerelles et aigles circaètes. Sans oublier non plus les courlis huîtriers, les canards à bec rouge, les bécasseaux, les alouettes des champs... Soit environ 300 espèces qui font escale dans notre région.

Ces vastes étendues si vertes au printemps se transforment en steppes jaunies et desséchées pendant la saison d'été. On les appelle alors des "paillassons".

Véritable carrefour migratoire entre les aires d'hivernage d'Afrique et celles de nidation d'Europe du nord, ces terres asséchées bordées de fossés à l'austère géométrie, offrent aussi une flore originale et enchevêtrée: iris des marais, joncs fleuris, roseaux, orcys des marais, ainsi que des salicornes comestibles dont on fait un condiment apprécié.

C'est dans la magie du crépuscule que le spectacle s'anime et l'on peut avoir la chance d'assister, au détour d'un chemin, aux ablutions solitaires d'un ragondin (sorte de myocastor) ou au chant "mélodieux" des grenouilles.

Les marais charentais sont reconnus comme espaces naturels européens de grande valeur biologique.